L’aide aux projets des jeunes entreprises innovantes

Article publié le 24 juin 2010

Créé par la loi de Finances pour 2004, ce dispositif confère aux jeunes PME qui innovent des avantages fiscaux et l’exonération de cotisations sociales.

Pour pouvoir en bénéficier, l’entreprise doit remplir 5 conditions :

  • avoir moins de huit ans ;
  • être une PME au sens du droit communautaire (< 250 salariés, chiffre d’affaires < 50 millions d’euros ou total de bilan < 43 millions d’euros) ;
  • être détenue de manière continue à 50 % au moins par des catégories d’associés limitativement énumérées (personnes physiques, autres JEI, société de capital-risque…) ;
  • ne pas être issue d’une restructuration ou d’une concentration ;
  • engager au cours de chaque exercice des dépenses de R&D d’au moins 15 % des charges fiscalement déductibles.

Si ces conditions sont remplies, l’entreprise bénéficiera d’une exonération d’impôt sur les bénéfices sur 5 exercices (totale pendant les 3 premiers exercices bénéficiaires, puis de 50 % pendant les 2 exercices suivants) ; d’une exonération d’imposition forfaitaire annuelle (IFA) ; et éventuellement d’une exonération de taxes locales pendant sept ans. Attention : ces avantages fiscaux sont soumis à un plafond communautaire. E

n pratique, l’ensemble des aides soumises à cette même réglementation ne peut excéder 500.000 euros par période de trente-six mois pour chaque entreprise (2008-2010 pour la période actuelle).

Du côté des cotisations sociales-patronales, la JEI bénéficiera d’une exonération sur les rémunérations versées aux salariés participant à la recherche (chercheurs, techniciens, gestionnaires de projets de R&D…) ainsi qu’aux mandataires sociaux participant à titre principal au projet de recherche. Afin d’être sûre de pouvoir bénéficier de ces avantages, l’entreprise est vivement encouragée à consulter l’administration sur son éligibilité au dispositif par la procédure de rescrit fiscal.

Les Echos, 23 juin 2010

lettre de l'innovation